LE RADIO-AMATEURISME


L'histoire des radio-amateurs

Ce n'est pas la radio qui fait l'histoire des radioamateurs mais bien les radioamateurs qui ont fait l'histoire de la radio.

En 1901, la transmission de la lettre "S" en morse entre la Grande-Bretagne et Terre-Neuve a été la première en radio. Cette liaison n'a pu être faite que par un radioamateur car à cette époque aucun autre système n’existait.

Le premier radioamateur s'appelait Gugliemo Marconi, le père de la radio.

Au début, les hommes de science ont déclarés que les ondes courtes ne pouvaient en aucun cas servir à des fins commerciales. Avec dédain, ils ont laissés ce domaine aux radioamateurs. Les travaux de ces derniers ont permis de démontrer le bien-fondé de l'utilisation de cette gamme d'onde pour des transmissions à très grande distance. Les professionnels ont repris les ondes décamétriques et laissés aux radioamateurs les ondes métriques. Le même phénomène devait se reproduire. Les commerciaux ont repris les ondes métriques. Mais connaissant la pugnacité des radioamateurs, ils se sont bien gardés de leur laisser toute liberté.

Le radioamateur progresse, améliore, s'acharne.

Il fait fonctionner ses circuits car à l'instar du professionnel, l'amateur ignore l'échec et c'est pour cette raison qu'il persévère et aboutit dans ses recherches.

Sur les chercheurs professionnels, le radioamateur a donc deux grands avantages: l'ignorance et la persévérance.

Aujourd'hui, les gammes généralement autorisées pour les émissions radioamateur sont

- en onde décamétrique

160,0 mètres ou 1,8 Mégahertz
80,0 mètres ou 3,5 Mégahertz
40,0 mètres ou 7,0 Mégahertz
30,0 mètres ou 10,1 MégaHertz
20,0 mètres ou 14,0 Mégahertz
17,0 mètres ou 18,0 Mégahertz
15,0 mètres ou 21,0 Mégahertz
12,0 mètres ou 25,0 Mégahertz
10,0 mètres ou 28,0 Mégahertz

- en onde métrique

6,0 mètres ou 50,0 Mégahertz
2,0 mètres ou 144,0 Mégahertz
1,3 mètre ou 222,0 Mégahertz

- en onde décimétrique

0,7 mètre ou 430,0 Mégahertz
0,3 mètre ou 900,0 Mégahertz
0,24 mètre ou 1240,0 Mégahertz

Attention: dans certains pays, des longueurs d'ondes ne sont pas autorisées pour le trafic radioamateur.

Le radioamateurisme

Le radioamateurisme est un service de radio communication privé qui a comme buts primaires l’étude technique de la radio, l'expérimentation par la pratique, la communication entre radioamateurs et parfois l'aide aux services officiels de secours en cas de catastrophe naturelle ou d'événements particuliers.

Les radioamateurs appelés aussi « ham's » ou OM (Old Man) communiquent entre eux par plaisir. Ils sont unis par de très solides liens d'amitié et de fraternité. Le contenu des messages échangés doit être limité à des aspects techniques ou purement privés. En aucun cas, le radioamateur ne peut se substituer à un service public de téléphonie ou de radiotéléphonie.

A cause de la limite de la ressource naturelle qu'est le spectre des fréquences radio, les radioamateurs se sont organisés pour utiliser au mieux ce spectre. Les organisations nationales, tel que l'UBA (Union Belge des Amateurs) pour la Belgique, représente un pays auprès de l'IARU (International Amateur Radio Union). L'IARU a été créée à Paris en 1925. Depuis, cette organisation représente démocratiquement tous les radioamateurs du monde auprès de l'ITU (International Télécommunication Union). L' ITU, est au sommet de la pyramide de décisions. Cet organisme officiel dépendant de l'ONU (Office des Nations Unies), a en charge la résolution de tous les problèmes techniques et administratifs de radiocommunication.

Qui sont les radioamateurs?

Un marin retraité en Caroline du Nord aux Etats-Unis s'est fait des amis en Lituanie. Deux jeunes étudiants, l'un fiançais, l'autre africain de Djibouti grâce à leurs ordinateurs échangent via satellite des programmes d'enseignement réalisés par eux. Un esquimau au Pôle Nord participe activement à un "contest" télégraphique dans les gammes décamétriques. Un OM norvégien en communication avec une zone sinistrée par un tremblement de terre en Inde ou un ami belge met son équipement au service de la Croix-Rouge lors d'un événement sportif.

Grâce au large éventail d'activités offert par le radioamateurisme , chacun peut y trouver son plaisir ou sa passion. L'immense famille des radioamateurs est composée d'une grande diversité d'hommes et de femmes, du médecin à l'étudiant, du missionnaire à l'actrice de cinéma, du Roi au conducteur de camion, du politicien à l'astronaute. Tous ces hommes et ces femmes sont des radioamateurs, ils ont tous une connaissance technique en radioélectricité, une connaissance de la législation nationale et internationale concernant l'usage d'émetteurs de radio. Ils savent utiliser au mieux leur équipement. Ils ont dû prouver leurs capacités par le passage d'examens écrits. Les questions de ces examens portent non seulement sur l'aspect technique et législatif mais peuvent aussi comporter des épreuves de lecture auditive et de ransmission des signaux morse.

Une licence, laquelle et pourquoi ?

Même si le radio amateurisme est un loisir, ce loisir est reconnu par les plus hautes autorités internationales et est dénommé "service radioamateur" et ce au même titre que d'autres services de radiocommunications tel que "Service Radio-Maritime" ou "Service de Radio-Navigation". Cette confiance accordée par les instances officielles doit être méritée. Nous radioamateurs sommes comme ces autres services soumis à certaines règles. Preuve de savoir doit être faite en réussissant des épreuves tant théorique que pratique; la réussite de ces épreuves est sanctionnée par la délivrance d'une licence d'émission. Aujourd'hui, la validité d'une licence émise par un pays européen est reconnue par tous les autres pays européens et même par certains pays extra-européens.

Il est certain que la licence n'empêcherait par des "radioamateurs" peu scrupuleux de coemmettre les pires imprudences en brouillant les services officiels. Mais au-dessus de oette lioenoe existe la déontologie du radioamateur, et le respect de cette déontologie est pour nous le respect de tous et donc le respect de nous-mêmes.

Il y a trois types de licences délivrées Par l'IBPT (Institut Belge des Postes et Télécommunications). Elles sont classées A, B et C.

Les licenciés de la catégorie "A" ont un indicatif 0N2 et ne peuvent utiliser que les ondes métriques et ce avec une très faible puissance uniquement en phonie.
Les licenciés de la catégorie "B" ont un indicatif ON1 et ne peuvent utiliser que les ondes métriques ou décimétriques mais avec une puissanoe plus élevée.
Les licenciés de la catégorie "C" ont un indicatif 0N4, ONS, 0N6 ou 0N7 et peuvent utiliser toutes les fréquences radioamateurs et ce avec une grande puissanoe dans tous les modes de transmission. Cette licence est soumise à une épreuve de télégraphie.