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  <table border=0 cellspacing=0 cellpadding=4 width= Internet: Cyberflicage - Sécurité - Courrier sous surveillance et le "Spam"


  

 

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F1GBY - La Sécurité de nos PC et notre Liberté bafouée impunément

 

LES DOSSIERS

 

 


Cyberflicage : brouillez les pistes !

Comment surfer en toute liberté sans sentir une perpétuelle présence derrière l’écran ou retrouver votre boîte à e-mails pleine à craquer ? Si les multiples tentatives d’espionnage dont vous risquez d’être victimes ont leurs remèdes, sachez toutefois que ceux-ci ont leurs revers. Apprenez donc à vous protéger !


Par Claude Denett
SVM n°186 - Octobre 2000

Au sommaire :

 Des données non nominatives
 Les consommateurs se rebiffent
 Les logiciels espions
 Attention aux téléchargements

 Contre-attaquer les "spywares"
 Surfer sans laisser de traces
 Filtrer pour ne pas être pisté

 

 

 

 

 

Des données non nominatives

Ce n’est pas d’aujourd’hui : les entreprises raffolent de fichiers clients et d’analyses en tout genre pour cerner nos habitudes de consommation. Et pour mieux nous connaître, certaines d’entre elles n’hésitent pas à s’aventurer sur un terrain glissant, par exemple en installant à notre insu de véritables petits mouchards dans leurs pages Web, leurs e-mails ou leurs documents à télécharger. Le rôle de ces espions ? Connaître les sites que vous visitez, les logiciels que vous téléchargez, la musique que vous écoutez...

Pour récolter ces indiscrètes informations - récupérées officiellement dans le but de mieux personnaliser les services et offres publicitaires qui vous seront proposés ensuite -, les régies publicitaires sont évidemment en première ligne. Mais elles ne sont pas seules. Les éditeurs de logiciels s’y sont mis, et certains fournisseurs d’accès aussi. Tous se protégeant des critiques en arguant du fait que les données collectées ne sont pas nominatives... Pour eux, l’internaute ne serait qu’un numéro. Admettons. Encore faut-il préciser qu’une fois fiché par une régie, votre numéro d’identification reste lié à votre ordinateur : par la suite, ce seront toutes vos sessions de surf que la régie saura pister quand vous passerez sur l’un de "ses" sites.

Or, des régies publicitaires comme Doubleclick sont implantées sur des milliers de sites Web... Un simple numéro ? Entre les cookies, les spywares, les e-mails assaisonnés aux cookies (ça existe - voir "Web-bug ou l'art du cookie détourné"), les formulaires et les coupons d’enregistrement qu’on demande à l’internaute de remplir docilement, qui pourrait croire encore qu’il est si difficile d’effectuer croisements et recoupements entre ces bases de données ? Tôt ou tard, le numéro finit bel et bien par pointer sur un nom.

 

 

Les consommateurs se rebiffent

Aux Etats-Unis plus qu’ailleurs, où ces pratiques sont légion et la loi moins restrictive que dans nos contrées, les associations d’internautes sont chatouilleuses sur le sujet. Car avec le temps, heureusement, tout finit par se savoir - ou presque... Quelques-unes de ces pratiques suscitent régulièrement des levées de boucliers d’associations de consommateurs, conduisant parfois même des responsables devant les tribunaux.

D’ailleurs, Netscape et AOL ont, en ce moment même, maille à partir avec la justice, une action à leur encontre ayant été intentée par un collectif de webmestres : le module Smart Download de Netscape est accusé d’espionner ses utilisateurs. Si AOL affirme que cette fonction n’a jamais été exploitée avec l’intention de recueillir des données sur ses utilisateurs ou des fichiers transférés, Netscape retirera tout de même son module de ses prochaines versions.

Quelques semaines auparavant, c’était la cyber régie publicitaire Doubleclick, déjà connue pour sa gestion à la hussarde des cookies, qui suscitait l’émotion en disant vouloir recouper les informations sises dans ses bases de données... et dont certaines sont bel et bien nominatives ! Et citons, au passage, le cas de Mattel qui, toujours aux Etats-Unis, s’est engagé à supprimer de ses logiciels pour enfants une sorte de "mouchard" : une fois le PC familial connecté au Réseau, le mouchard récupère des offres promotionnelles tout en envoyant des informations non nominatives, selon Mattel... On se souvient aussi de l’"affaire" Real, le spécialiste de la diffusion audio et vidéo sur la Toile, qui lançait en 1999 son nouveau lecteur de fichiers audio, Real Jukebox. Real a dû le reconnaître, son lecteur gratuit avait la fâcheuse habitude de lui envoyer la liste de tous les fichiers MP3 stockés sur l’ordinateur de l’internaute. La gratuité a son revers...

 

LES DOSSIERS

 

SOMMAIRE

Brouillez les pistes

 Des données non nominatives
 Les consommateurs se rebiffent
 Les logiciels espions
 Attention aux téléchargements

 Contre-attaquer les "spywares"
 Surfer sans laisser de traces
 Filtrer pour ne pas être pisté

Des outils et des sites pour vous protéger

 


 

 

Les logiciels espions

L’une des méthodes les plus en vogue concerne d’ailleurs les logiciels gratuits (freeware) ou en versions d’essai limité à quelques semaines (shareware). On la doit à des sociétés comme Radiate ou Condescent, qui diffusent un gestionnaire d’affichage de bandeaux publicitaires à intégrer dans les logiciels. Pour chaque pub vue par l’internaute, l’éditeur touche une commission - ce qui, au passage, explique la soudaine floraison de logiciels commerciaux gratuits... Il va de soi que si l’internaute clique sur un bandeau, la régie publicitaire en est informée. Mais après tout, pourquoi pas ? Si le consommateur en est clairement averti, le deal pourrait être une bonne affaire. Oui, mais il y a un mais. Car lorsque vous installez certains de ces freewares, un logiciel espion (spyware) s’installe également sur votre machine, indépendamment : même si vous désinstallez par la suite le freeware, ce mouchard continuera de fonctionner. Pour faire quoi ? Mystère. Les informations échangées entre le serveur des régies et leurs spywares sont généralement cryptées...

 

Gozilla, l’un des plus célèbres freewares d’aide au téléchargement, embarque un logiciel espion.

La méthode a fait des émules pour prendre des formes plus anodines encore. Citons ainsi Comet Cursor, un outil pour les développeurs de sites, qui permet de modifier l’apparence du pointeur de la souris lorsqu’on parcourt la page. Pour fonctionner, on doit installer un plug-in ou un contrôle ActiveX (selon que l’on surfe via Netscape ou Microsoft), proposé lors du chargement de la première page intégrant cette technologie. Comet Cursor se niche également dans d’autres programmes, tels que le célèbre lecteur de fichiers audio Real Player. Et comme on s’en doute, ce dispositif transmet incidemment des informations au site de son éditeur. Non chiffrées, cette fois. Entre autre, on y trouve un numéro d’identification de la machine ou l’adresse de la page visitée. Plutôt curieux, non ?

Attention aux téléchargements

Enfin, n’oublions pas qu’Internet n’est qu’une longue histoire de téléchargements sans fin. Pour nous faciliter la vie, il existe tout un éventail de gestionnaires et d’assistants de téléchargement. Avec eux, on peut effectuer des pauses, reprendre un transfert interrompu, démarrer à une heure déterminée... Très pratique, sauf que certains se font régulièrement envoyer, en arrière-plan, un rapport détaillé de vos téléchargements : nom du fichier transféré, adresse IP du serveur et de l’utilisateur, on en passe... Nous évoquions plus haut le cas de Netscape-AOL : d’autres se sont fait épingler. Citons les assistants de téléchargement RealDownload et Netzip, qui associent là encore un identifiant unique aux infos qu’on leur transmet (nom, adresse électronique, etc.) pour les associer aux fichiers ensuite téléchargés.

 

Microsoft prépare une version spéciale d’IE 5.5 détectant les cookies indésirables.

Bref, la liste est longue de ces pratiques et autres procédés en douce dont, le plus souvent, l’internaute n’a pas même conscience. Faut-il alors dire amen à tous ? Face aux techniques employées, les parades n’offrent qu’une efficacité relative, et souvent à retardement. Certes. Mais au moins permettent-elles d’éviter un fichage à outrance...

Contre-attaquer les "spywares"

Déjouer les espions
Les auteurs de logiciels gratuits se rémunèrent en affichant des bandeaux publicitaires. Mais, souvent, indépendamment du soft, s’ins- talle aussi un programme espion (spyware ou espiogiciel) qui transmet des informations à la régie publicitaire. Des outils comme Ad-Aware détectent et suppriment ces espiogiciels. Ad-Aware indique ainsi en rouge les espions trouvés. Il montre aussi les cookies et fichiers qu’il juge suspects, avec possibilité de les supprimer. Mais attention, après un tel traitement, certains logiciels gratuits risquent de ne plus fonctionner.

Contrôler les softs lancés au démarrage du PC
Si vous ne souhaitez pas supprimer les espiogiciels de peur que vos logiciels gratuits ne fonctionnent plus, au moins pouvez-vous les désactiver ponctuellement. Inutile ici d’aller bidouiller la base de registres de Windows. Adoptez plutôt un utilitaire comme System Mechanic pour repérer et désactiver les programmes qui se lancent au démarrage du PC. Nous vous déconseillons cependant d’en supprimer : certains fichiers dont le nom ne vous inspire rien peuvent s’avérer indispensables (antivirus, pilote de souris…). Mais vous aimeriez tout de même jeter un œil à la base de registres ? Lancez donc le programme Regedit, et cliquez successivement sur Hkey_ Local_Machine (ou bien sur Hkey_ Current_User), Software, Microsoft, Windows, CurrentVersion : les clés qui contiennent les programmes lancés au démarrage du PC s’appellent Run et RunServices.

 

Surfer sans laisser de traces

Lorsque vous surfez sur un site, celui-ci peut déposer sur votre disque dur un petit fichier texte : un cookie. Dès lors, le site sait quelle page vous avez visitée, et même lorsque vous retournez sur ledit site. Voici comment ne pas laisser de traces...

Trier les cookies
Désactiver les cookies une fois pour toutes est possible (dans Internet Explorer 5, allez dans Outils, Options Internet, onglet Sécurité, bouton Personnaliser). Mais cela risque de gêner le fonctionnement de sites sur lesquels vous vous êtes inscrit ou dont vous avez personnalisé les services (sites marchands, bulletin météo de votre ville, choix des chaînes de télé dont vous souhaitez obtenir le programme, etc.). Or, il existe une autre manière de procéder, toujours via les options du butineur : valider ou rejeter chaque demande de cookie. Mais là, vous serez vite excédé par les demandes incessantes. La solution, alors ? Recourir à un gestionnaire de cookies comme Cookie Pal ou Cookie Crusher : ils permettent de faire le ménage dans les cookies et de créer des filtres pour rejeter ceux jugés indésirables.

Supprimer le n° d'identification du PC
Les sites Web et régies publicitaires qui placent un cookie sur votre disque dur y inscrivent souvent un numéro unique, qui permet d’identifier votre ordinateur chaque fois qu’est lu ce cookie. Certains spécialistes de la pub en ligne permettent de remettre ce numéro à zéro. C’est le cas de Doubleclick, l’une des régies les plus prisées des sites Web. Allez sur www.doubleclick.com/ company _info/about_doubleclick/ privacy/privacy2.htm et cliquez sur le bouton Opt out. On le voit ci-dessous dans le cookie : le numéro d’identification est remplacé par la mention Opt-Out.

Filtrer pour ne pas être pisté

Le point faible des connexions au Réseau, ce sont les accès qui, ouvrant grandes les portes de votre PC, permettent des attaques en règle. Dressez donc des barrières.

Bloquer les accès réseaux indésirables
L’installation d’un pare-feu (firewall) personnel n’est pas un luxe. Ces logiciels empêchent les attaques extérieures et épluchent les communications partant de votre machine. Lorsqu’ils détectent un accès entrant ou sortant suspect, ils vous laissent décider s’il faut ou non l’accepter, pour cette fois ou de manière systématique. Un bon moyen, donc, de savoir quels programmes communiquent des données à votre insu... Certains pare-feu, comme Norton Internet Security, bloquent aussi les bandeaux publicitaires. Il en existe de très efficaces et néanmoins gratuits - mais en anglais -, dont Zone Alarm (voir tableau ).

Modifier votre fichier "Hosts"
Quand vous demandez l’affichage d’une page Web, votre navigateur se connecte d’abord à un serveur DNS (“Domain Name System”) pour convertir l’adresse, par exemple www.yahoo.fr, en son équivalent IP : 194.237. 109.72. En créant votre table de correspondances, vous éviterez ainsi les connexions à un serveur DNS pour vos sites favoris ; d’autre part, vous pourrez bannir l’accès à certains sites. L’astuce consiste à indiquer, en face du nom de site à bloquer, l’adresse IP de votre propre ordinateur, à savoir : 127.0.0.1. Dès que le butineur lit cette adresse, il ne s’y connecte pas.
La table est un fichier texte intitulé Hosts, à conserver dans c:\ windows - ou, sous NT, c:\winnt\system 32\drivers\etc.\. Vous pouvez vous inspirer d’un fichier Hosts tout prêt à télécharger sur
www.accs-net.com/hosts (sauvegardez-le vôtre...). Celui-ci contient les adresses de plus de 7200 serveurs jugés douteux par son auteur.





F1GBY - Des outils et des sites pour vous protéger

Programme

Editeur

Catégorie

Site

Commentaires

System Mechanic

Iolo

Base de registres

www.iolo.com

Pour manipuler la base de registres

Zone Alarm

ZoneLabs

Firewall

www.zonelabs.com

Un pare-feu efficace et gratuit

Anonymizer

Anonymizer Inc.

Anonymat

www.secuser.com/anonymizer/index.htm

Pour surfer incognito

Optout

Steve Gibson

Suppression spyware

https://grc.com/optout.htm

Supprimer toute trace

Ad-Aware

Lavasoft

Suppression spyware

www.lavasoft.de

Notre préféré contre les
spywares

Proxomitron

Scott R. Lemmon

Filtre Web

http://mir.spaceports.com/~ptron/

Filtrer les éléments transférés du Web (Pour PC musclé)

Hosts

Gorilla

Filtre Web

www.accs-net.com/hosts

Tout savoir sur le fichier Hosts

FlowProtector

Check Flow

Filtre Web

www.checkflow.net

Surfer en protégeant ses données.

Cookie Pal

Koburra Software

Gestion des cookies

www.kburra.com

Trier les cookies.

WebWasher

Webwasher.com

Gestion des cookies

www.webwasher.com

Pour faire le ménage dans ses cookies

WebSecurité

WebSecu

Un des meilleur Site sur la Sécurité

http://.websec.arcady.fr

Pour passer de bonnes nuits !!

 



A PROPOS DU COURRIER ELECTRONIQUE

Le mail sous surveillance  

Près de 3 milliards de communications interceptées chaque jour : c?est le résultat du travail des employés du projet Echelon, initié par la National Security Agency américaine (NSA), en compagnie de quelques pays amis comme l?Australie, le Canada, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande. Téléphone, fax, mais surtout courrier électronique, rien n?échappe à Echelon, dont l?existence vient d?être reconnue pour la première fois par un représentant des services secrets australiens... De quoi basculer dans la paranoïa la plus primaire et sauter sur le premier logiciel de cryptage qui passe ? Il faut reconnaître que l?actualité révélant l?absence de sécurisation du mail fut des plus riches en 1999...

Démarrons avec le procès Microsoft et l?affaire du Monicagate, où de vieux e-mails effacés ont été sortis des poubelles pour servir de pièces à conviction. Une pratique de plus en plus courante aux Etats-Unis, où des entreprises se spécialisent désormais dans la mise à jour des fantômes de messages sur les disques durs saisis par les tribunaux. Depuis un an, la jurisprudence américaine s?est montrée féconde en affaires où le mail constituait soit le corps du délit, soit sa preuve, et où, très souvent, les patrons se voient accorder le droit d?accès aux mails de leurs employés. Car la législation interdit la surveillance des employés par le média électronique à leur insu, mais reste ambiguë : cette même surveillance devient légitime dès lors que l?activité de l?entreprise le requiert...

En août 1999, c?est au tour de Hotmail, la messagerie gratuite de Microsoft, de subir une attaque de hackers. Résultat : pas moins de 40 millions de comptes d?utilisateurs sont ainsi mis à découvert !
Pour faire face à ce problème, la plupart des opérateurs postaux dans le monde se penchent sur le sujet. Les postes française, canadienne et américaine ont expérimenté en 1999 un service d?envoi sécurisé et confidentiel de documents sur Internet intitulé PostECS : traçabilité, cryptage et horodatage faisant office de cachet de la poste. L?avenir du courrier électronique est peut-être là...

 

Sécuriser son mail

D?où l?intérêt manifesté par plusieurs sociétés américaines pour ce nouveau marché de la sécurisation du mail. Leurs produits visent tous à procurer à l?émetteur du courrier un contrôle de l?usage qui peut en être fait par le destinataire : c?est ainsi que la société Disappearing propose un service permettant à la fois le cryptage, la signature, l?accusé de réception et la destruction du message une fois lu. Après une durée de vie préprogrammée par son auteur, le message devient illisible, à peu près comme dans Mission impossible... La faille : rien n?empêche votre interlocuteur d?imprimer votre mail ou d?en faire une capture d?écran. Contrairement aux produits développés par Infraworks et QVTech, qui, eux, vont jusqu?à interdire l?accès à l?imprimante ! En France, on bouge aussi, puisque trois versions du logiciel de cryptage PGP (Pretty Good Privacy) sont actuellement autorisées, même si peu de nos témoins semblent sensibilisés au problème de la confidentialité des données... Beaucoup plus tangible leur semble la menace des virus transmis par le courrier électronique. Bubble Boy, le virus de l?automne 1999, est ainsi le premier d?une nouvelle génération. Pour ne pas le déclencher, il ne suffit plus de se méfier des fichiers joints, puisque Bubble Boy devient offensif dès l?ouverture du mail lui-même...

Pour pratiquer le mail dans les meilleures conditions de sécurité, la première étape consiste à ne pas dévoiler son identité à tort et à travers. L?anonymat sur le Web, c?est comme d?avoir une bonne hygiène de vie, et comme toutes les bonnes habitudes, ça s?attrape tôt : "Le plus sûr, c?est de commencer à se cacher dès ses premières connexions", conseille Alain, directeur informatique d?un grand groupe d?audit. Premier point : configurer votre navigateur pour qu?il évite de communiquer votre vrai nom dans l?en-tête du mail. Pour cela, allez dans les préférences du courrier (dans Edition si vous utilisez Netscape). A la rubrique Identité, choisissez un pseudonyme et l?adresse électronique à laquelle vous souhaitez recevoir vos réponses. Attention : toutes les informations personnelles que vous entrerez à cette rubrique seront dorénavant divulguées dans les headers (en-têtes) de votre courrier...

Poster
Sortir en tenue de camouflage

Prenez de bonnes habitudes! Le meilleur moyen d?assurer la sécurité de votre boîte aux lettres virtuelle, c?est de préserver farouchement votre anonymat quand vous postez un mail. Eric Demeester, 41 ans, qui fait du conseil informatique, ne jure que par le logiciel Pegasus : "Il permet de configurer plusieurs identités et plusieurs adresses mail auxquelles on peut ensuite recevoir des réponses." On peut ainsi avoir une adresse spéciale pour aller poster sur les forums de discussion, véritable nid d?adresses pour les spammers... Eric Demeester a choisi de laisser apparaître son nom dans ses courriers : "Par contre, je ne laisse rien traîner sur le Web : je ne remplis jamais un formulaire, et je désactive systématiquement les cookies !"

François, informaticien, prêche pour les providers de mail gratuits : "J?en ai presque une vingtaine !" Rien n?est plus facile en effet que d?y ouvrir un compte sous une fausse identité, "un avatar", comme l?explique Jean-Marc, 28 ans, journaliste spécialisé dans le cinéma. Allez donc voir sur Hotmail ou Yahoo ! Christophe, 26 ans, ingénieur, poste, lui, tous ses messages sur les forums de discussion depuis le site dejanews.com, qui ne dévoile jamais son adresse réelle, mais peut y faire suivre ses messages. Parfait aussi pour envoyer ses mails personnels depuis le bureau...

Quant aux services de remailing, du type de anonymiser, ils permettent de passer par un serveur qui va jouer le rôle d?une poste restante. Selon Alain, le remailing, "c?est trop lourd pour être utilisé systématiquement. Et Sébastien Roussel, responsable de computerchannel.com, un nouveau site d?information multimédia, de surenchérir : "Je n?en vois pas l?intérêt, à part pour les hackers... S?il s?agit simplement de rester anonyme, les comptes de mail gratuits suffisent largement !"

S?il est facile d?envoyer des mails anonymes, un problème peut surgir, au contraire, de la nécessité de prouverl?identité de l?émetteur d?un message... Pour cela, le plus simple reste d?utiliser le logiciel de cryptage PGP, qui intègre une fonction de signature de dossier. Fleur a 20 ans, elle est "développeuse" chez un grand fournisseur d?accès : "J?utilise PGP pour authentifier mon mail, afin que personne d?autre ne puisse se faire passer pour moi !" Attention : comme le rappelle François, "il faut que le destinataire du message ait le logiciel et que vous ayez pris soin au préalable de lui communiquer votre clé publique, ce qui demande quand même quelques efforts..." Autre inconvénient : utiliser PGP vous oblige à rester fixé à une machine donnée, à moins de vous promener partout avec vos clés sur disquette !

Crypter
Echec et mat aux petits curieux

Le courrier électronique, c?est une carte postale virtuelle, qui peut théoriquement être lue à n?importe quel point situé entre votre machine et celle du destinataire. Pour protéger le secret de votre correspondance, une seule solution : le cryptage ! Depuis le 17 mars 1999, la longueur autorisée des clés de cryptage est passée en France de 40 à 128 bits. Dans la foulée, trois versions du logiciel PGP ont été "accréditées" par le bureau du Premier ministre (versions 6.02i, 5.5.3fr, et 6.51, à télécharger sur pgpi.org) : vous pouvez dorénavant les utiliser pour un usage privé comme pour un usage professionnel. De quoi faire la nique aux indiscrets, qu?il s?agisse de "sniffers" (hackers piratant l?accès aux serveurs par lesquels transite votre courrier) ou d?espions qualifiés (cf. le fameux projet Echelon mis en place par les services secrets américains)...

Pour Fleur, "le cryptage est une bonne solution pour un cadre qui envoie des données très confidentielles, mais ne présente pas vraiment d?intérêt pour le mail de tous les jours". Jean-Marc, lui, travaille dans la presse, et est donc très sensible aux problèmes de confidentialité : "PGP devrait presque être obligatoire pour protéger la liberté individuelle ! Un mail est aussi accessible aux regards qu?une vulgaire carte postale, et il passe par une dizaine d?ordinateurs avant d?arriver à son destinataire..." Que l?on ait ou non quelque chose à cacher, qu?importe : le cryptage peut devenir une question de principes ! "Si j?utilise PGP, ajoute Jean-Marc, c?est avant tout pour protéger mon identité. ça peut être par rapport aux hackers, ou simplement par rapport à mon provider : c?est basique!"

Christophe, lui, remet en question l?usage de PGP depuis le lieu de travail : "J?ai déjà travaillé dans une entreprise où tous les mails sortants étaient cryptés, mais aujourd?hui, je ne sais même pas si un mail crypté traverserait le firewall..." De l?avis général, PGP est assez facile à utiliser, dès lors qu?on a compris le principe : une clé publique qui sert à chiffrer, que vous devrez fournir à vos correspondants, et une clé privée, présente uniquement sur votre machine pour déchiffrer les fichiers qu?on vous envoie. Pour utiliser cette clé privée, vous devrez entrer un code de la longueur d?une phrase : 25 caractères, c?est le minimum pour une bonne sécurité !

Filtrer
La lutte anti-spam

Un mur contre les assaillants Spam, virus, fichiers trop lourds, des solutions existent pour garantir votre tranquillité face aux intrus. Maïté Le Gac ne s?est connectée qu?au mois de juin, et avoue ne pas très bien avoir identifié les failles qui permettent au spam de se faufiler jusqu?à elle : "Je ne reçois que des choses en anglais, peut-être une par jour, que je mets directement à la poubelle..." Quant à Sébastien Roussel, il confie : "A une époque, j?étais très remonté sur le sujet, et j?envoyais systématiquement des mails pour insulter les spammers. Maintenant, je suis plutôt du genre à faire le mort et à trier..." Jean-Marc, lui, est un internaute averti : "Je ne reçois pratiquement jamais de spam, mais c?est parce que j?ai un comportement totalement paranoïaque !" A chacun sa sensibilité, mais la meilleure défense contre le spam reste de ne pas laisser son adresse électronique traîner n?importe où : "Quand on arrive dans la liste d?un spammer, ce n?est jamais par hasard !", rappelle Fleur, qui, en plus de son travail, gère bénévolement les plaintes liées au spamming pour un provider de mail gratuit. "Soit on s?est inscrit à une liste de diffusion, soit on a téléchargé un logiciel en shareware, ou encore on a signé un livre d?or, rempli un formulaire..." Pour poster dans les forums, une solution consiste à ajouter l?expression "no-spam" devant votre log-in : vos interlocuteurs sauront restaurer votre véritable adresse, mais pas les robots-spammers...

Une fois que le mal est fait, votre meilleur allié anti-spam, c?est votre provider : la plupart disposent d?un service "abuse", où vous pouvez adresser vos plaintes, le plus souvent par mail. Chez Club-Internet, par exemple, vous pouvez demander à ne pas recevoir les mails en provenance de certaines adresses. Chez AOL, il existe de véritables listes noires : le spam est bloqué par défaut, mais l?internaute a toujours la possibilité de le recevoir s?il le souhaite... "J?ai la chance d?avoir un fournisseur d?accès, Franceteaser, qui me propose un filtrage générique par mots clés ou par noms de domaines au niveau du serveur pop, explique Eric Demeester. Filtrage qu?il m?appartient ensuite d?affiner..." Et d?ajouter : "Avec le logiciel de mail Pegasus, il est également possible de ne télécharger que les headers des mails, et d?en détruire une partie directement sur le serveur."

Fleur, elle, demande aux internautes de bien lui communiquer les en-têtes complets des messages incriminés (configurez "afficher les headers" dans les paramètres de votre logiciel de mail). Ce qui lui permet de retracer l?itinéraire d?un serveur à un autre par lequel le message est passé, et d?en retrouver l?émetteur. Reste alors à porter plainte auprès du fournisseur d?accès du spammer, qui se chargera de fermer son compte de mail... Bon à savoir : le site spamcop.net ?engage à faire ces mêmes démarches d?enquête et de plainte à votre place et gratuitement, pour peu que vous lui fournissiez l?en-tête du spam. Un autre site, abuse.net, vous simplifie aussi la tâche en faisant suivre votre plainte au bon interlocuteur. Dès que vous avez identifié le nom de domaine de la source du spamming, il ne reste plus qu?à leur envoyer un message à l?adresse exemple.com@abuse.net.

Autre possibilité : les services spécialisés dans le filtrage, comme brightmail.com qui enlève les messages non désirés dans votre boîte aux lettres, mais les conserve quand même sur un serveur où vous pouvez, si vous le désirez, venir les consulter.Les logiciels de filtrage à installer en bout de chaîne sur votre propre machine scannent le serveur pop en fonction de leurs propres critères, mots clés ou listes d?adresses. Ce qui ne semble pas forcément être une solution optimale pour Fleur : "ça n?évite pas le problème du temps de connexion mangé, puisque les messages se chargent quand même dans le logiciel de filtrage !" Préférez ceux qui font tampon entre le serveur pop et votre boîte mail : c?est le cas de SpamEater, E-mail Chomper, ou Spammer Slammer...

Un peu plus sur le "Spam" cliquer

Filtrer
Attention aux virus

Autrement plus lourde de conséquences, l?intrusion des virus propagés par le courrier électronique est loin d?être une fatalité. Principe de base : ne pas ouvrir les fichiers joints envoyés par des inconnus, voire les mails envoyés par des inconnus, puisque, on l?a vu plus haut, cela suffit à déclencher cette nouvelle génération de virus inaugurée en novembre dernier par le virus Bubble Boy. Tous les fichiers qui contiennent des programmes exécutables (dont l?intitulé se termine par .exe) sont a priori suspects. Pour être certain d?afficher les intitulés complets, rendez-vous dans les Paramètres de Windows, dans les Options des dossiers, dans Affichage, et décochez la case "Cacher les extensions des fichiers". Fini les exécutables camouflés dans une image innocente !
Autres messages dangereux : ceux qui contiennent du langage Java, Javascript, ActiveX ou HTML. Des langages qui par ailleurs peuvent généralement être désactivés en allant dans les préférences de votre logiciel de mail...

Eric Demeester se méfie des logiciels Microsoft : selon lui, "les virus sont connus pour être destinés à Internet Explorer et Outlook Express". Veillez donc à configurer ces logiciels pour obtenir un niveau de sécurité maximal, et à les associer à un anti-virus. Sébastien Roussel utilise Norton anti-virus, un classique : "Chaque fois qu?on ouvre un fichier sur le disque dur, il se déclenche automatiquement..." Attention : un anti-virus doit être mis à jour très régulièrement, "au moins une à deux fois par mois", selon Christophe. "Au boulot, je dispose d?une bonne connexion, mais à la maison, je déteste recevoir des vidéos car j?ai un modem 56 K, explique Sébastien Roussel. Je limite donc à 100 Ko la taille des fichiers que j?accepte." Pour ne pas saturer votre boîte aux lettres et refuser les fichiers trop volumineux, c?est tout simple : dans Espace disque, situé dans les Préférences avancées de Netscape, vous pouvez fixer un seuil limite à ne pas dépasser...

Enfin, si vous êtes perfectionniste, la liste de diffusion ntbugtraq@securityfocus.com donne les dernières informations concernant les trous de sécurité sous Windows...

Les anti-virus

? Norton anti-virus 2000 :
- Scanne automatiquement les fichiers joints au mail ; mise à jour possible une fois par semaine.
-
www.symantec.com
- $ 39,95 (environ 260 F)

? VirusScan 4.0 :
- $ 69,95 (environ 455 F)

? McAfee.com Clinic :
- Nettoie le disque dur et détruit les virus.
-
download.mcafee.com/eval/evaluate.asp
- $ 49,95 par an (environ 325 F)

? Dr Solomon?s Anti-Virus Deluxe V.7.92 :
- $ 59,95 (environ 390 F)


Filtrer
Les logiciels de filtrage

Pop3 Scanmail
? Permet de filtrer le courrier avant téléchargement.
?
www.kempston.demon.co.uk/

Spam Shot
? Intègre dans votre logiciel de mail une liste noire des adresses des spammers les plus connus.

Spam Hater
? Aide à l?analyse des headers des spams, et crée des réponses semi-automatiques.
?
www.compulink.co.uk/~net-services/spam/

Spammer Slammer
? N?utilise pas de listes d?adresses, mais propose 5 niveaux de filtrage différents.
?
www.nowtools.com/ss/

Spambam
? Fonctionne à partir de listes noires mises à jour automatiquement, et détecte les envois en nombre.
?
www.epage.com.au/spambam/

E-mail Chomper
? Permet de détruire les spams sur le serveur de mail sans les télécharger ; pratique pour les fichiers très volumineux.
?
www.sarum.com/echomp.html

Mailtalkx
? Beaucoup de fonctionnalités, dont la destruction des messages sur le serveur.




Ras le bol du spam !
Comment s'en débarrasser

Vous avez très probablement reçu par mails des publicités en rapport avec Internet ? Peut-être même avez-vous réceptionné des messages vous avertissant de la propagation d'un nouveau virus qui infecterait votre courrier électronique et, par conséquent, vous deviez faire passer la nouvelle au plus vite en retransmettant le message à toutes les personnes que vous connaissiez . L'article suivant vous propose d'étudier en quoi consistent ces mails et comment s'en prévenir ou réagir .

Le spam "késako" ?
Bien souvent, en rencontrant ces termes, vous ne savez pas trop en quoi ils consistent et l'erreur est alors possible . Le spam (se dit aussi "junk e-mail"), quand il est traduit en "bon français", donne une expression du genre courrier poubelle ! Il s'agit donc de mails non sollicités (des pubs, des avis, etc.) dont vous vous moquez totalement et qui devraient passer directement à la corbeille . Vous pouvez recevoir d'autres types de mails, un peu plus gênants, comme ceux résultant d'un flood de votre boîte mails ou bien ceux de mailing listes auxquelles vous n'avez jamais demandé l'inscription . Le flood est une action de surchargement d'un service provoqué par l'envoi de nombreuses données . Ici, nous allons parler de flood de boîtes e-mails où la votre est donc surchargée par de trop nombreux mails envoyés en très peu de temps (une dizaine de minutes au maximum) et qui peut encombrer facilement votre boîte de trois mille mails ! Une autre action nuisible pouvant être réalisée à votre encontre consiste en l'inscription à des mailing listes (des mailing listes de sites pornographiques, par exemple), ce qui entraîne lentement un encombrement inutile de votre boîte mails, si vous n'agissez pas . Un dernier type de mails, généralement classé dans les spam, car totalement non sollicités, consiste à vous demander de participer à leur propagation . Il s'agit de tous ces "faux e-mails" faisant courir une rumeur sur un sujet, rumeur s'avérant fausse, bien sûr !
Vous êtes en droit de vous posez de légitimes questions sur la nature des individus utilisant ses pratiques et sur les buts qu'ils poursuivent . Voyons les moyens dont vous disposez pour vous protéger et, éventuellement, répliquer à ces agissements .

Qui ? Quoi ? Où ?
L'une des principales raisons pour lesquelles vous pouvez être victime d'un spamming est le fait d'avoir laissé votre adresse e-mail sur un lieu régulièrement visité et en rapport avec un sujet précis : les newsgroups, par exemple . Les newsgroups sont les principaux lieu de prédilection des spammeurs ! En déposant beaucoup de contributions sur les newsgroups en rapport avec la programmation, ne vous étonnez pas de recevoir par la suite des mails publicitaires vantant tels ou tels programmes qu'il vous est recommandé de vous procurer, moyennant finances, évidemment . La plupart du temps, les spammeurs sont des personnes cherchant à se faire une clientèle et qui estiment que cibler les intérêts de la personne recevant un mail permet de l'inciter à faire des achats . Les spammeurs se constituent ainsi des listes d'e-mails qu'ils envoient à des centaines, voire plus, de personnes en même temps . Il est évident qu'il s'agit là de véritable pollution de comptes courriers, de grande envergure . Vous pouvez donc éviter de vous faire spammer en changeant votre adresse e-mail dans vos informations d'utilisateur, (par exemple, en utilisant les newsgroups, si vous souhaitez joint par e-mail sans être spammé, indiquez l'adresse e-mail que vous auriez sur un fournisseur de services comme hotmail ou caramail ou tout autre serveur de mails du même genre) . Les spammeurs n'utilisent pas que les newsgroups pour vendre leurs produits, certains peuvent être webmasters de sites Web et veulent en faire de la publicité . Par exemple, lorsque vous vous souscrivez à une mailing liste ou en indiquant votre adresse e-mail dans un formulaire de tout autre type, il est probable que votre e-mail fasse le tour des concurrents qui examineront les formulaires ainsi remplis pour vous envoyer éventuellement de la publicité . Là encore, l'idéal est d'indiquer l'adresse d'un boîte e-mails spécialement créée à cet usage .
Si vous êtes webmaster d'un site, vous n'êtes pas non plus à l'abri d'éventuels spams, même si le cas est plus rare . Si votre site révèle clairement vos centres d'intérêts et qu'il est bien visité, l'adresse e-mails que vous indiquez peut être ajoutée à la liste d'un spameur . Là également, indiquez une adresse e-mails d'une autre boîte pour vous protéger .
A noter que cette technique de cibler l'intérêt d'un éventuel client n'est pas nouvelle . Il n'y a qu'à prendre un exemple flagrant : tapez un mot clé particulier (internet, bourse, etc.) dans un moteur de recherche comme Voilà ou Yahoo et vous vous apercevez que la bannière de publicité qui figure en haut de la page proposant les solutions est en rapport (en général) avec votre mot clé de recherche ... C'est là une manière subtile, mais certes moins dérangeante que le spam, d'attirer la clientèle .
Mais vous n'avez pas forcément envie de relever votre courrier sur plusieurs boîtes e-mails différentes, notamment parce que c'est peu pratique . D'ailleurs, il est peu être déjà trop tard pour faire d'éventuelles modifications, surtout au niveau de votre site . Nous allons donc voir que faire en cas de spamming :

- en recevant un mail publicitaire, votre premier réflexe serait de l'effacer, à moins que cela ne vous intéresse . Mais ne le supprimez pas dans l'immédiat . Prenez soin de relever les informations suivantes sur l'envoyeur : l'adresse e-mails ayant servi à vous l'expédier, l'adresse IP de l'envoyeur qui est disponible dans l'en-tête du message . C'est là l'essentiel de ce qu'il vous suffira d'avoir au titre d'informations pour réaliser votre contre offensive . D'abord, essaye de trouver à quel provider est abonnée la personne . Si ce n'est pas clairement indiqué par l'adresse e-mails (monsieurx@wanadoo.fr, par exemple), c'est l'adresse IP qui vous le révélera . Si l'adresse IP de l'expéditeur est 123.123.123.123, par exemple, utilisez l'outil tracert de DOS (qui est, en principe, automatiquement installé avec Windows dans votre c:\windows) en tapant tracert 123.123.123.123, puis validez . La dernière adresse IP apparaissant en bas du tracert est celle que vous avez spécifiée en lançant la commande . Elle vous est très souvent donnée avec un host-name qui vous révèle le provider de l'expéditeur . Dans le cas où la personne n'est pas connectée, essayez une IP toute proche (123.123.123.122, par exemple) . Si le provider est français, n'hésitez surtout pas à vous plaindre auprès de lui . En effet, les providers sont très enclins à résoudre ce genre de problèmes, en raison de la mauvaise publicité qui leur est ainsi faite auprès de centaines de personnes ! Si vous tombez sur une personne hébergée aux Etats-Unis, vous pouvez toujours filtrer l'adresse e-mails pour être sûr de ne plus recevoir de spams provenant d'elle . Vous pouvez aussi essayer de mailer son provider pour vous plaindre, mais cela ne gênera pas l'expéditeur qui n'aura qu'à changer de provider et ce, plus aisément que nous pourrions le faire chez nous . De toutes façons il y a toujours des risques de ne pas être pris au sérieux . Evitez de répondre de manière violente ou injurieuse au spammeur, auquel cas vous seriez en tort et la personne pourrait même porter plainte contre vous !
- Un autre genre de spam, de plus en plus d'actualité mais peu dérangeant, résulte d'une fausse rumeur à faire courir grâce aux e-mails . Par exemple, il vous est demandé dans ces e-mails d'aider à prévenir un nouveau virus qui se propagerait de manière alarmante ... aider signifie, dans ce cas, que vous devrez renvoyer le même e-mail à d'autres personnes, de manière à ce qu'elles soient au courant, elles aussi ! Il est évident qu'il ne s'agit là que de fausses rumeurs (appelées également "intox") dont la source est inconnue . Inutile d'y prêter attention, mettez directement à la corbeille ce genre de messages !
- Il se peut aussi que vous soyez mystérieusement inscrit à une mailing liste . Sachez que les personnes à la base de mailing listes on l'obligation de vous proposer une solution pour vous en désinscrire . Dans le chapitre suivant, nous verrons que les inscriptions douteuses à une mailing liste peuvent également avoir été faites dans le cadre d'un flooding .

Le flooding et protections
Le flooding consiste généralement en une action de surchargement d'un service précis . Nous verrons le cas des e-mails flooding qui, comme leur nom l'indique, consistent en une action visant à surcharger de mails inutiles une boîte e-mails . Selon la nature du flooding à votre encontre, cette action peut être ressentie comme une agression mineure ou, au contraire, très gênante .
Il y a plusieurs moyens pour un gêneur de flooder une boîte e-mails . La plus connue et la plus utilisée est exécutée à l'aide de programmes réservés à cet effet . Ces programmes peuvent générer un grand nombre d'e-mails venant, en apparence, d'une boîte imaginaire, de sorte que tous les e-mails reçus par la victime ont l'air de provenir d'un seul et même expéditeur .
Heureusement, ce procédé offre l'avantage de permettre à la victime d'effacer, en une seule fois, tous les e-mails émanant de ce faux expéditeur ! D'autres programmes permettent d'envoyer des milliers d'e-mails en faisant en sorte que l'adresse de l'expéditeur change à chaque fois ... Là, il est beaucoup moins évident de trouver une solution ! L'idéal est de sauver tous ses précédents e-mails, avant de vider sa boîte entièrement . Ce que les floodeurs se livrant à ces jeux malveillants ne savent pas, c'est que certains des utilitaires qui sont mis à disposition sur internet sont infectés par des trojans, les infectant à leur insu : "tel est alors pris qui croyait prendre" ! Une troisième technique consiste à inscrire la victime à de nombreuses mailing listes . Il suffit de s'en extraire, cependant, certaines mailing listes demandent une désinscription particulière (notamment les mailings listes faites par des robots) et dont il est particulièrement difficile de s'en dégager, s'il y a des dysfonctionnements . Votre boîte peut se remplir de cinq ou six mails en un mois ou de dix mails par heure, en fonction de la mailing liste à laquelle vous avez été inscrit ...

Pour en terminer
En conclusion, il n'est pas vraiment possible de prévenir un acte de flooding mais, seulement, vous pouvez tenter de trouver une solution aux dommages causés . Outre ce qui a été décrit ci-dessus dans ce but, i n'y a donc rien de plus à faire !
Sachez quand même que le flooding est illégal et que vous pouvez, en tout état de cause, vous plaindre à la police ou auprès du provider de l'attaquant, si vous réussissez à l'identifier et à apporter une preuve à l'appui de vos plaintes .

 


Spam ou junk e-mail : il s'agit d'e-mails non sollicités, souvent publicitaires dont l'utilisateur n'a que faire . Ils sont d'actualité, notamment avec l'explosion de la "net économique" .
Tracert : l'expression "tracer une IP" peut être utilisée, lorsqu'il s'agit de remonter à une source en partant de vous . L'outil DOS, tracert.exe, est très pratique puisqu'il retrouve rapidement et simplement une adresse IP, en faisant une résolution de l'host-name .
Host-name : lors de votre connection à internet, en plus de votre adresse IP, votre provider vous attribue une adresse qui vous est propre, avec des lettres .
Intox
: ce terme est utilisé pour désigner une information fausse qui voulait se faire vraie ...
Trojans : un trojan est une application qui se lance en fond de tâche sur votre système d'exploitation, ceci de manière permanente . Il permet une connection distante à votre machine avec un programme particulier . Ces trojans peuvent avoir de multiples particularités, comme la récupération de fichiers sur votre disque, la prise de contrôle - partiel ou total - de votre machine, etc .
Robots : le terme le plus couramment utilisé pour ce mot est "bot" . Il s'agit d'applications réagissant à certaines instructions particulières . Elles sont pratiques car permettant d'économiser du temps et de tout gérer automatiquement . Cependant un robot mal programmé peut poser divers problèmes, selon sa nature ...

 

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